Vivre sur la Côte-Nord :
Rencontres et témoignages

Julie Gagnon À bras ouverts

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Vieillissement de la population oblige, les ergothérapeutes sont une denrée de plus en plus rare. Une fois son diplôme en poche, Julie Gagnon avait donc l’embarras du choix quant à son lieu de travail. Mais c’est Sept-Îles qui a conquis son cœur.

« Après avoir travaillé un an au CHUQ (Centre hospitalier universitaire de Québec), j’avais envie d’une pratique moins segmentée. Ici, c’est l’esprit d’équipe qui l’emporte », précise Julie. En effet, au Centre de santé et de services sociaux de Sept-Îles, ergothérapeutes, physiothérapeutes et thérapeutes en réadaptation physique font partie d’une seule et même équipe. Et comme l’établissement est à dimension humaine, les autres départements sont aussi plus accessibles. « Je peux parler avec les médecins et les infirmières qui ont préalablement traité mes patients afin de personnaliser encore plus mon plan de traitement. Ça rend l’expérience de travail plus agréable et nos soins sont meilleurs. »

ACCUEIL ET CONDITIONS

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Reste que ce n’est pas évident de quitter sa région natale (Québec dans le cas de Julie), surtout quand on ne connaît personne à destination. « Je venais pour le travail, le plein air et la proximité de la mer. Mais je suis vite tombée sous le charme des gens ! Avant mon arrivée, mes futurs collègues avaient fait une prérecherche d’appartements. Ensuite, ils m’ont aidée à m’installer, m’ont invitée dans les soupers… Et puis à Sept-Îles, il y a beaucoup de gens qui viennent de l’extérieur, alors c’est facile de se faire des amis, de recréer une communauté. »

Sa collègue Mélanie Tremblay est pour sa part née à Sept-Îles. Au début des années 2000, elle a mis le cap sur Montréal. Plan de match : obtenir son diplôme en ergothérapie, puis prendre quelques années d’expérience dans la métropole avant de revenir sur la Côte-Nord.

Sauf que ça ne s’est pas passé comme ça. « Dès ma 2e année de bac, l’hôpital de Sept-Îles est venu me recruter. Je n’avais pas d’expérience et je savais que j’aurais à faire preuve d’autonomie, mais l’équipe a été super supportante. Les conditions gagnantes étaient réunies pour que je relève le défi ! »

PÔLE D’ATTRACTIONjulie_200x200_2

Signe de l’attrait qu’exerce la région, trois nouvelles spécialistes se sont jointes à l’équipe cette année : une physiothérapeute, une kinésiologue et une audiologiste. Mélanie comprend bien ce qui les a séduites. « Ici, les soins sont structurés par service et non par programme. L’avantage, c’est qu’on touche à tout. Je peux donc faire de la pédiatrie et de la gériatrie dans la même journée. C’est stimulant, la clientèle est variée et il n’y a pas de routine ! »

Autre facteur d’attraction : la direction encourage beaucoup les initiatives de ses employés. « Si quelque chose t’intéresse, tu peux aller chercher la formation et l’hôpital est très ouvert à mettre en place de nouvelles choses », ajoute-t-elle.

En prime, l’établissement entretient des liens étroits avec les autres grands employeurs de la région, ce qui permet de transmettre tout de suite le CV d’un conjoint quand son profil correspond à celui d’un poste à combler. Un coup de pouce qui facilite l’intégration des couples et des familles.

1 commentaire

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Commentaires (1)

  1. 3 juillet 2013

    Par claudine

    « Bonjour Julie, D'abord félicitation.Moi c'est mon rêve de partir en région éloignée, mais je ne sais pas par ou commencer.Je suis une fille seule de 49 ans, infirmière de proff, et j'aimerais travailler, et m'y installer.J'aimerais avoir les contacts pour me loger, si il y a des primes de déménagement etc...Je n'ais aucuns contacts, et je veux vraiment relever ce défi a très long terme. Merci Julie. »