Volet culturel sur la Côte-Nord :
Une vitalité toute naturelle


Côte-Nord et vie Culturel, festivals, danse et musiqueComme si l’air de la mer leur profitait, l’art et la culture prolifèrent sur toute la Côte-Nord.

D’un mois à l’autre et d’ouest en est, la danse et la musique, les arts visuels et la littérature, le théâtre et le cinéma agrémentent la vie quotidienne des Nord-Côtières et Nord-Côtiers.

 


Le plus grand des petits festivals

fest_chanson_tadoussacLa chanson francophone se promène sur toute la Côte-Nord, mais lorsqu’elle s’arrête à Tadoussac, elle crée l’événement, le plus étonnant des événements culturels québécois. Chaque année, le Festival de la chanson de Tadoussac attire environ 25 000 personnes dans ce petit village de 800 habitants qui, pendant 4 jours, devient le centre de la chanson francophone. Tout le monde y accourt, des grands noms aux artistes moins connus, prêts à tout pour faire bouger la foule.

 

Zoom sur l’effervescence

  • vitalite_culturelle_5Avec ses élans démesurés et sa voix célèbre, Gilles Vigneault est bien l’enfant de la Côte-Nord. Et ce n’est pas un enfant unique. Pour la chanson, le théâtre, les variétés, l’humour et les spectacles pour jeune public, toute la côte est bien dotée :
    • Huit salles de spectacles pluridisciplinaires, dont deux très belles de 850 sièges à Baie-Comeau et à Sept-Îles.
    • Suivez les artistes de la relève en tournée sur la Côte-Nord, de Tadoussac à Natashquan en passant par Fermont (consultez la programmation du ROSEQ).
  • Le littoral fait lire et écrire.En fait, toute la Côte-Nord connaît une vie littéraire extraordinaire :
    • Elle se retrouve dans les histoires d’Yves Beauchemin, de Gérard Bouchard, d’Arlette Cousture, de Dominique Demers, de Jean Désy, de Claude Jasmin ou d’Yves Thériault.
    • Le printemps s’ouvre sur le Salon du livre de la Côte-Nord, suivi de près par le Festi-Livre de Bergeronnes. En automne, les écrivains sillonnent la Côte-Nord au cours de la Semaine des bibliothèques publiques et de la Tournée d’automne de Baie-Comeau.
    • En toute saison, la salle de spectacle de Baie-Comeau fait des Proses-Café, soit des lectures publiques d’œuvres théâtrales.
    • À Sept-Îles, le collectif Le Phrase et mots, qui réunit des écrivains professionnels et amateurs, organise des ateliers d’écriture et des lectures publiques.
    • 9 citoyens sur 10 ont accès aux services d’une bibliothèque publique. Baie-Comeau, Port-Cartier, Sept-Îles et Fermont possèdent une bibliothèque publique autonome, alors que les plus petites localités sont desservies par le Centre régional de services aux bibliothèques publiques de la Côte-Nord, qui comporte 36 bibliothèques affiliées réparties le long de la côte.
  • vitalite_culturelle_3La danse et la musique ne sont pas en reste. La Côte-Nord est la région où l’on retrouve le plus grand nombre d’organismes de formation en arts reconnus par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine. Entre autres, 5 écoles de musique et 5 écoles de danse et 2 orchestres imposent le rythme de la Côte-Nord.

La Côte du cinéma

cinochePour découvrir le cinéma d’ici et d’ailleurs, les cinéphiles nord-côtiers profitent en janvier de deux festivals majeurs : Cinoche à Baie-Comeau et Ciné-7 à Sept-Îles.

À l’année longue, les cinéastes déballent leurs valises sur la Côte-Nord pour y tourner parfois de très grands films. C’est à Maliotenam qu’Arthur Lamothe a tourné Le Silence des fusils, sur le site de Manic 5 que Denis Villeneuve a tourné une partie de Maelström, dans l’Hôtel Tadoussac que le cinéaste américain Tony Richardson a tourné The Hotel New Hampshire, à Longue-Pointe-de-Mingan que Jean-Claude Lord a tourné La Grenouille et la Baleine, à des Innus de Pessamit que Bruce Beresford a confié bien des figurations dans Black Robe, à Baie-Comeau que Manon Briand, originaire de la ville, a tourné La Turbulence des fluides, et bien sûr à Harrington Harbour que Jean-François Pouliot a réalisé le célèbre film La Grande séduction.

Plus récemment, en 2010 sortait le film documentaire de Nicolas Boisclair et Alexis de Gheldere Chercher le courant, qui a pour cadre le rivière Romaine, située en Minganie. En 2011, le cinéaste Yves Sioui Durand réalisait le film Mesnak à Uashat mak Mani-Utenam (Sept-Îles). Fait à signaler, ce film est le premier long-métrage en français tourné par un réalisateur autochtone au Québec. Toujours en 2011, Michel Poulette débutait le tournage du film Maïna à Mingan et le jeune réalisateur Sébastien Landry, originaire de Havre-Saint-Pierre, tournait à cet endroit son premier long-métrage Jusqu’à l’holocauste nucléaire.

 

Patrimoine et culture autochtone

  • Les beaux-arts et le patrimoine.De Tadoussac à Blanc-Sablon, la Côte-Nord compte une quarantaine de musées, de centres d’interprétation, de lieux historiques ou de lieux de culte.
  • vitalite_culturelle_4La culture autochtone et les médias communautaires.De légendes en chansons, de danses en rituels, les traditions autochtones font vivre la culture nord-côtière.
    • Chaque année, le festival Innu Nikamu de Mani-Utenam transmet la mémoire innue grâce à la musique traditionnelle et contemporaine.
    • À Natashquan, le Festival du conte et de la légende de l’Innucadie propose à tous des spectacles de conteurs autochtones et non autochtones.
    • De nombreux artistes innus se sont fait connaître par la musique : Shauit, Florent Vollant et Claude Mackenzie du groupe Kashtin, Jean-Marc Picard et Petapan de Pessamit, le Groupe Maten, et François Jérôme de Mani-Utenam ou encore Bobby Couture de Uashat (Sept-Îles).
    • Des artistes autochtones, dont les Ernest « Aness » Dominique ou Allen Grégoire, et allochtones se rencontrent chaque été dans le cadre du Festival de peinture « MAMU » Ensemble, qui se tient à la Maison de transmission de la culture innue le Shaputuan, à Uashat.
    • Vingt-neuf médias communautaires et autochtones de la Côte-Nord assurent la vitalité des liens dans cette immense région où se côtoient francophones, anglophones et autochtones.
    • Les traditions, le savoir-faire et l’histoire de la culture innue sont une richesse inestimable de la région.
    • Depuis plus de vingt ans, l’Institut culturel et éducatif montagnais (aujourd’hui Institut Tshakapesh) dessert huit communautés innues de la Côte-Nord.
    • La nation naskapie est établie sur la Côte-Nord à Kawawachikamach, situé à une vingtaine de kilomètres au nord-est de Schefferville. Ce village est la seule communauté de la nation des Naskapis.

Pour en connaître davantage sur les cultures innue et naskapie :

Découvrez le calendrier des évènements de la Côte-Nord et prenez part à l’effervescence culturelle de la région.


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